Aurore SAND (1866-1961) petite-fille de George Sand

76 L.A.S. (une vingtaine non signées), à son ami Vicente Santaolaria, et 27 L.A.S. ou L.A. de Vicente Santaolaria à elle adressées, Nohant, Paris, Barcelone, Londres, Antibes etc. 1926-1961; 215 pages formats divers, nombreux en-têtes, enveloppes ou adresses; la plupart en espagnol. Abondante correspondance entre Aurore, veuve de Frédéric Lauth (1865-1922), et son amant le peintre espagnol Vicente Santaolaria (1886-1967). Vicente est, au début, dans des lettres ardentes, le siempre querido, le querido solé. Il devient, en 1933, celui qui ne comprend plus ses lettres, ni ses pensées, «rien de ce que je suis» (10 septembre), capable d'un «réquisitoire» faux, de «mépris masculin» (16 septembre), etc., et de son côté, il estime qu'il n'aura «plus jamais de joie. Vous avez rendu la joie impossible pour moi» (7 novembre)... Aurore rédige une très belle et douloureuse lettre d'adieu, «un long soupir: celui de la femme qui t'a aimé et qui reste crucifiée»... Plus calmes, ils s'entretiendront de leurs séjours dans le Midi et en Espagne, d'affaires du quotidien, relations, chats et fleurs, fêtes à Nohant, la villa Aurore à Antibes... En 1950, Vicente avoue son «terrible désarroi moral», la «lamentable existence matérielle» qu'il mène: «Je suis en train de perdre ma vie» (12 novembre)... Aurore s'accroche: «je ne considère pas notre vie comme un "cadavre" et je continue à vous traiter comme l'être le plus cher à mon coeur, pour lequel j'ai vécu 40 ans», etc. (6 septembre 1951)... Des lettres amères font allusion à l'entourage d'Aurore, et il explique sa décision de ne plus aller à Nohant. De nombreuses lettres sont relatives aux démarches et négociations avec l'Institut au sujet du sort du château de Nohant... Aurore raconte son installation et sa vie à Gargilesse... En 1957, elle fait don à Vicente du manuscrit de Gribouille. En 1958, Aurore écrit aux époux Santaolaria, amis de son «vieux coeur», pour proposer que Vicente contribue quelque chose à une exposition consacrée à «Maurice Sand et les peintres de Nohant»... Les dernières lettres sont relatives à sa santé et à la maladie... Etc. On joint quelques lettres diverses d'Aurore Sand, ou à elle adressées, notamment par ses gardiens à Nohant; un dossier sur la réquisition de son appartement parisien de la rue Jean Ferrandi; 7 photos de ses obsèques; plus divers documents

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